De cape et d'épée

1617, chapitre XVII - Hera cède sa place à Ares

December 07, 2012 20:48

Nos amis arrivent à l’Église Saint-Étienne à peine quelques minutes avant que le mariage commence.

De Ponthieu s’élance vers le roi pour lui dire de quitter les lieux en raison des barils de poudre. Hélas, le monarque s’emporte contre lui, le traitant de fou.

Profitant de la cohue, Grégoire de Scorailles et Joseph-Antoine de la Croix de Castre descendent vers la crypte où ils repèrent les barils de poudre et leur cerbère, Alvarro Pietro de Santos, la main droite du duc de Lerme.

Pendant ce temps, le vicomte de Joigny monte vers le beffroi pour couper les cordes des cloches et éviter que celles-ci sonnent, soupçonnant (erronément, comme on le verra) que le tintement des cloches est le signal pour faire exploser les barils.

Le baron de Raspaillan rentre dans l’église, adressant un sourire méprisant à de Ponthieu, en retrait et humilié par la rebuffade du roi et celle du capitaine de Vitry.

Grégoire de Scorailles réussit à saisir la lanterne et à la quitter, juste au moment où la promise, magnifique comme l’aurore, fait son entrée dans l’église, au bras de son fourbe paternel. La salle est silencieuse.

Anna est tétanisée par la peur, puis par l’effroi, lorsqu’elle découvre l’identité de son futur mari.

Manifestement, le prêtre a eu instructions d’aller vite et la cérémonie est expédiée. Lors de la question fatidique, de Ponthieu intervient pour dire qu’il s’oppose au mariage, suscitant les hauts cris du maréchal d’Ancre.

Autant Raspaillan que les autres sbires de Concini, dissimulés ça et là dans l’église sortent leurs rapières. C’est la panique, alors que de Ponthieu, porté sans doute par l’élan qu’ont les jeunes amoureux, s’adresse à ses pairs, les autres gardes du corps du Roi, qui se lèvent tels un seul homme pour porter renfort à leur collègue.

Deux batailles redoutables s’engagent.

Commençons par le duel au sous-sol. De la Croix et de Santis ont chacun leurs armes. Tous deux hommes de bien peu de mots, ils ne s’adressent qu’une phrase et commencent les envolées. C’est plus qu’un combat entre deux hommes, c’est une véritable plaidoirie acharnée que se livrent deux styles d’escrime, l’élève de Salvatore Fabris contre l’Espagnol.

Chacun donne tout de lui-même. De Santis est néanmoins vainqueur du combat. Par contre, il entend déjà les pas de ceux qui viennent en bas. Affaibli et grièvement blessé, n’ayant pas le temps d’enflammer les barils il ne peut s’enfuir que grâce à de la Croix.

Dans l’église à proprement parler, la situation est plus chaotique. De Joigny, d’une force qu’on lui connaît peu, projette un banc d’église sur trois sbires et en assomme d’autres en tirant sur un chandelier pour que celui-ci s’effondre plus bas.

De Scorailles s’occupe de du Vallon et de d’autres sbires avec sa rapière. Pendant ce temps, de Ponthieu affronte le baron de Raspaillan, qu’il réussit à vaincre en le transperçant au cœur.

Nos amis sont vainqueurs et le mariage ne peut procéder, faute de marié!

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