Chapitre I – “The Cryptic Sroll”

Le matin suivant la brillante et impeccable prise de la fameuse ville X, Kyuso se réveilla pris d’un mal de tête persistant. Avait-on empoisonné sa 23e et dernière bière de la veille ? Peut-être, mais cette douloureuse question restera sans réponse.
Or, plus inquiétant encore, le tigre fougueux trouva sur lui un parchemin étrange, aux allures singulièrement cryptées. Sans en révéler ici le contenu exact (l’empoisonneur de la veille rode peut-être toujours), le message pourrait à la fois être un avertissement rédigé par un bienveillant allié ou bien se révéler une tentative fourbe d’un ennemi voulant semer la discorde au sein de ce groupe exemplaire.
La rumeur voulait que chacun des comparses se soit levé avec leur propre message mystérieux. Personne n’aura cependant cru bon d’investiguer cet étrange et inquiétant événement. Kyuso ne partageait pas la confiance de ses alliés et décida, seul, d’examiner la question. D’autant plus que tous les autres avaient quitté le château tôt avant son réveil; le valeureux félin s’étant vue forcé de faire la grâce matinée : un autre des effets du puissant poison administré durant les festivités de victoire.
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Pugiliste et séducteur, notre héros s’en remit à son charme naturel et débuta son investigation en questionnant les gardes en poste devant les chambres. Ces soldats valeureux faisaient partie du détachement spécial entrainé aux arts martiaux et ni leur compétence ni leur sincérité ne pouvaient être remises en cause. Or, ils affirmaient n’avoir jamais quitté de vue les portes des appartements personnels des enfants du soleil et disaient n’avoir laissé passer personne durant la nuit.
Le mystère s’épaissit. Si personne n’avait pénétré dans leurs chambres par la porte et non plus par la fenêtre, qui était soit équipé de lourds barreaux ou simplement trop haute et inaccessible, comment ce parchemin était arrivé sur leurs lits ? Il devient donc clair que ce message ne leur était pas parvenu par des moyens naturels. Le parchemin seul aurait de la difficulté à passer à travers les failles de la porte ou l’espacement des protections de la fenêtre. Il semble qu’il soit apparu à l’intérieure même des murs de la chambre qui était jusqu’ici le seul lieu leur paraissant sécuritaire et réconfortant.
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Inquiété, mais à la fois grandi de ces réflexions, Kyuso entreprit d’élargir le champs de ses recherches. Il questionna l’ensemble du personnel affecté à ce bâtiment mais encore ici personne ne semblait avoir aperçu aucun individu louche ou autres événements hors du commun. Même si ces personnes étaient moins dignes de confiance que les soldats de la garde rapprochés, il semble bien que cette approche mène à un cul de sac. Si quelqu’un s’était introduit dans les chambres, ce n’était pas par des moyens que de simples mortels seraient en mesure d’identifier et donc encore moins de combattre. Tout était malheureusement possible, et les aventures du prince aux griffes de tigre l’avait bien montrés : manipulation magique, invisibilité, lévitation et j’en passe. Il fallait donc changer d’approche.
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L’homme à la cape de poisson et aux bottes rouge profond se décida à prendre un risque et entreprit de questionner l’ancienne baronne des lieux. Si l’auteur de ces messages s’avérait être un vil ennemi, peut-être était-elle au courant. D’abord, elle n’était jamais sortie de sa chambre et vue sa réaction générale à l’interrogatoire, il était peut probable qu’elle en était elle-même l’auteur. Ensuite, ses réponse ne semblaient pas indiqué qu’elle pourrait connaître quelqu’un en mesure, et surtout désireux, de commettre un tel crime. Ces êtres corrompus par le sang du dragon ne semblaient pas être capables de s’organiser suffisamment vite pour être responsable d’un tel exploit; la ville fût prise en quelques heures et personne, sauf peut-être des gens de la race du soleil, aurait pu réagir si vite.
Si nos héros avaient à faire à un individu puissant, cela semblait de plus en plus certain, mais s’il était mal intentionné pourquoi ne pas les avoir simplement tués? Et si la thèse du dragon était exacte, c’est sans doute qu’il était sur place, dans le château depuis le début de l’assaut et certainement en parfait contrôle du territoire …
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La dernière piste de notre brillant investigateur consistant à enquêter sur l’objet lui-même : la nature et la provenance du mystérieux parchemin. Cependant, cette recherche exigeant un acte grand de courage de la part de Kyuso, il devait se résoudre à admettre ses lacunes dans le domaine scientifique et bibliothécaire.
Fier de lui et de cet aveu à lui-même, il se rendit dans le laboratoire d’un scientifique local pour faire examiner la principale et seule pièce à conviction de cette étrange affaire. Moyennant finance, cet homme lui promit de faire tout en pouvoir pour en tirer le plus d’information possible. S’il était à la hauteur de sa réputation, et de son prix, Kyuso serait certainement à même de tirer de précieuse information de cet individu tout de même un peu étrange. Afin de lui démontrer la bien vaillance du prince des ombres malgré les récent conflit, le tigre s’engagea en son nom que toutes les dépenses concernant cette affaire lui seraient remboursées intégralement; il n’avait qu’à envoyer la facture directement au nouveau souverain.
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Quatre bières plus tard, donc assez rapidement, le scientifique livra les résultats de ses expériences: 1- Le papier est d’une qualité incroyable, résistant comme de l’acier, mais doux comme de la soie. 2- L’encre utilisée dans le procédé est en fait de l’argent pur. Et ce ne s’agit pas des fils d’argent tressés, mais bien d’une encre. Lui-même surprit par ses découvertes, le chercheur affirma que le procédé de fabrication devait être complètement hors de porté de la majorité des peuples et organisations de ce monde, et ce, autant sur le plan financier que technique.
À croire que pour chaque découverte provoque l’apparition d’encore plus de questions. Pourquoi notre interlocuteur aurait investi autant de ressource pour un simple message alors qu’une discussion autour d’une bière aurait suffi? Et sinon, est-ce l’œuvre d’un dieu ?
Possédé de ces questions insolubles et plus encore, l’animal noble se rendit à la bibliothèque de la ville pour compléter cette information. Il y engagea une dizaine d’académistes pour faire des recherches sur la possible existence d’un tel procédé de fabrication. Ici aussi, Kyuso insistant pour faire la preuve de la bonté et l’amour de Li pour la culture.
Beaucoup plus tard, les bibliothécaires furent en mesure de dénicher un vieux manuscrit relatant l’existence d’un parchemin semblable dans l’histoire. C’était bien l’œuvre d’un dieu, mais son nom était illisible …
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Kyuso, qui ne se repose jamais, s’engage immédiatement dans une nouvelle quête. Il entreprit de découvrir si cette lumière, ce reflet dans le ciel, aperçu faisant des aller-retour de la montagne à la ville devait était l’indice d’une activité ennemi.
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Chapitre II – Des Zombies et des Hommes

