Alors que ses compagnons finissaient de se reposer, Kelsea retourna dans le hall aux colonnes pour y examiner la pierre de souhaits. Au bout de plusieurs tentative, elle se rendit compte qu’il était possible de ramasser l’objet sans danger apparent. Cependant, n’osant pas faire de voeux, elle se contenta de glisser la pierre magique dans son sac.
Rejointe par ses compagnons, elle alla explorer la seule pièce qui n’avait été ouverte sur cet étage. Dans un petit cuticule se trouvait un cercueil de bois sur une table en pierre. À l’intérieur, un cadavre enveloppé dans des bandelettes avait un oeil remplacé par une énorme pierre précieuse. Kelsea ne put s’empêcher de tenter de la prendre, ce qui causa l’animation et l’attaque du mort. Il s’agissait d’une momie dont les bandages avaient été traités afin de résister au feu et aux flammes. Poussant les intrus hors de sa pièce un par un, la momie tenta de les envoyer sur les colonnes enchantée, qui faisaient monter au plafond puis s’écraser au sol ceux que la chance abandonnait. Cependant, coincée dans le fond de son cuticule, la momie ne put utiliser tout ses pouvoirs et fut vite détruite.
Après ce combat, les compagnons se demandèrent comment ils pourraient bien ouvrir les lourdes portes de mithril se dressant derrière le trône au sud de la pièce. Ni la clé réassemblée dans le laboratoire, ni celle posée sur une marche devant les portes ne put déverouiller la serrure en adamantine, celui qui les essayait ne recevant en retour qu’une décharge électrique. La forme de la serrure faisant penser aux extrémités du sceptre posé sur le trône du hall aux colonnes, Kelsea alla le chercher pour voir s’il ne serait pas la clé nécessaire pour ouvrir la porte. Après avoir hésité longuement, Kelsea choisit l’extrémité en argent et l’enfonca dans la cavité de la serrure. Subitement, Kelsea et son équipement disparurent, laissant le reste du groupe avec un membre en moins et toujours devant une porte bloquée.
La pauvre Kelsea avait été téléportée dans le hall d’entrée du complexe, à moitié nue, avec pour seules possessions quelques objets magiques avec lesquels elle avait une affinité particulière, ce qui avait au moins le point positif d’inclure son armure. Ayant trouvé le moyen de voyager jusqu’en Abanasinie, le centaure Nemeredes appelait Kelsea de l’entrée du donjon. Brusquement, il lui demanda de le suivre et de quitter à jamais cet endroit où elle allait perdre son âme et sa vie, ajoutant quelques commentaires au fait qu’il aurait déjà payé trop cher pour qu’elle sacrifie sa vie aussi bêtement. Il finit par révéler que c’était lui qui avait sauvé la vie de Kelsea quelques années auparavant, scellant un pacte avec l’esprit de l’ancien mage noir Fistandantilus pour ramener Kelsea à la vie en échange de son âme et de la moitié de celle de Kelsea. Décidée à retourner reprendre ce qui lui revenait de droit – âme comme richesses – et à ne pas abandonner ses compagnons d’aventure, la voleuse s’enfonça à nouveau dans la tombe pour un périple de plus d’une heure à travers les pièges et les obstacles.
Les compagnons en questions se demandaient quoi faire pour venir en aide à Kelsea, si quoi que ce soit pouvait être entrepris dans ce but. Ils retrouvèrent le sceptre magique sur le trône du hall aux colonnes, mais aucune trace de Kelsea ou de ses autres possessions. Alors qu’ils hésitaient encore à poursuivre leur exploration, la pirate réapparut derrière eux, prête à se battre bec et ongle pour récupérer son âme et celle de son ami. Insérant l’extrémité en or du sceptre dans la cavité de la serrure, tous virent les portes s’ouvrir pour révéler une riche chambre funéraire décorée de statues menaçantes et remplis d’une fumée blanchâtre.
La fumée coalesça rapidement en le buste d’un humanoïde écarlate et cornu, qu’Alexias identifia comme un écrit, un génie du feu originaire de l’Abysse. Semblant agir sous la contrainte, l’écrit conjura deux êtres semblables à lui, qui se dépêchèrent d’attaquer ceux qui se trouvaient dans la pièce à coup de flammes. Arkos tenta de lancer son bouclier à la tête du génie flottant dans la fumée, mais il le traversa comme s’il n’y avait personne. C’est alors qu’on tenta plutôt de s’attaquer directement à l’urne d’où s’échappait la fumée plutôt qu’à l’écrit lui-même. Alexias tentait d’en court-circuiter la magie pendant qu’Arkos et Azzit s’efforçaient de faire basculer l’immense cruche et que Kelsea s’affairait à boucher l’ouverture. Pendant ce temps, Cabiyari luttait contre les moindres génies qui apparaissaient sans cesse dans la petite pièce.
Une fois le combat terminé, une fouille de la pièce en bonne et du forme permit de faire main basses sur deux coffres (piégés) pleins d’or et de bijoux et d’observer ce qui était identifié comme le cercueil de Fistandatilus. N’en croyant pas un mot, Kelsea savait bien que le vrai Fistandantilus vivait toujours sous une quelconque forme. Suivant le seul passage secret trouvé dans la pièce, le groupe entra dans un large corridor en zigzag menant à deux portes closes. En chemin, Arkos remarqua une serrure cachée derrière le plâtre d’un mur. En y insérant la clé obtenue dans le laboratoire, le mur entier cala dans le plancher pour révéler une petite crypte entièrement vide. Au centre du plancher de cette pièce se trouvait une autre serrure. Kelsea y enfonça la clé de bronze trouvée devant les portes de mithril et tourna trois fois. Le plancher se mit à s’élever à toute vitesse et Kelsea eut à peine le temps de se glisser hors de la salle avant d’être écrasée contre son plafond. Telle une cage d’ascenseur, une autre crypte plus petite avait monté sous le plancher, celle-ci remplie de pièces d’or, de platine et de pierres précieuses, d’objets visiblement enchantés… et de l’équipement de Kelsea. Au fond de la pièce, sur un petite autel, gisait un crâne laqué dont les yeux avaient été remplacés par deux énormes rubis et les dents par six gros diamants taillés.
Au moment où quelqu’un mit la main sur la première pièce d’or près du seuil de la porte, le crâne s’éleva dans les airs et commença à lancer des rayons nécrotiques par ses yeux. Plus dangereux encore que les blessures qu’il infligeait, le crâne était doté de la capacité d’absorber l’âme des gens, les immobilisant et les ralentissant jusqu’à les affaiblir au point d’arracher l’âme à son propriétaire. D’ailleurs, des petites silhouettes étaient visiblement en train de se débattre à l’intérieur de trois des dents de diamant. Tout semblait aller en faveur du groupe de héros jusqu’au moment où la pièce se mit à brusquement, emportant tous ses occupants dans un autre recoin du donjon, notamment dans la salle aux trois coffres. Beaucoup des héros furent projetés au hasard contre les murs ou jetés au plancher, les plaçant en position de désavantage face au crâne enchanté. C’est dans ces conditions qu’Alexias succomba petit à petit à l’aura de la créature et que son âme fut aspirée dans l’une des dents de diamant. Malgré la perte d’un de leurs membres et l’occasionnelle téléportation vers le hall des colonnes ou la chapelle maudite, les quatre combattants restants reprirent le dessus. C’est finalement dans la crypte au fond de la tombe que tout se termina, alors que le crâne fut fracassé contre l’autel d’où il s’était levé.
En sortant du complexe, le groupe rencontra une fée soumise à la volonté de Fistandantilus. Sentant un point faible dans l’enchantement qui la contrôlait, les héros tentèrent de la convaincre de ne pas attaquer, sans grand succès. Après l’avoir passablement affaiblie, Azzit tenta à nouveau de l’intimider, la forçant à se rendre et à abandonner la lutte. La fée venait d’une caverne près de Qualinesti et était horrifiée d’apprendre que la capitale de la nation elfe n’était plus. Quoi qu’il en soit, elle accompagna le groupe à l’extérieur, déterminée à retourner chez elle.
Cabiyari passa la journée suivante à réciter une incantation pour réunir l’âme d’Alexias avec son corps et le ramener à la vie. Utilisant le parchemin magique trouvé dans la crypte de la fusse liche, la même chose fut faite sur celui qui semblait être un prêtre de Paladine, emprisonné dans un des diamants. Tout le monde fut surpris d’apprendre que le guerrier du nom d’Anaximène y était depuis près de 400 ans. Lui et un groupe fidèle aux anciens dieux avaient tenté à l’époque d’empêcher Fistandantilus d’ouvrir un portail vers l’Abysse. Anaximène avait jadis fait partie d’un ordre ayant pour but de protéger Krynn des menaces venta d’autres plans. Non certain de si son ordre existait encore, il accepta néanmoins de mener ses sauveurs à l’ancienne base dans le but d’offrir les ressources qui pourraient bien rester.

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